





Les bénéfices des parcs naturels périurbains pour la société incluent les services écosystémiques (baisses de la température, conservation de la biodiversité) et les effets directs sur la santé humaine pour les citoyens qui les fréquentent, incluant l’amélioration de la santé physique et mentale. Cependant, l’écosystème de ces parcs est menacé par des perturbations d’origine anthropique comme la fragmentation des habitats naturels et les changements climatiques. Dans ces parcs, les populations de cerfs de Virginie deviennent souvent abondantes, ce qui entraîne une dégradation des écosystèmes en altérant leur composition, structure et fonctions, incluant la biodiversité. Ces perturbations engendrent également des risques augmentés pour la santé humaine et animale. Dans le contexte canadien, l’émergence des maladies transmises par les tiques est un enjeu important qui découle directement de ces perturbations. En effet, les changements climatiques et l’abondance des cerfs favorisent l’établissement et le maintien des populations de tiques du genre Ixodes, qui sont les principaux vecteurs de la maladie de Lyme.
Le projet PARCS est développé par une équipe de chercheurs interdisciplinaires en partenariat avec des organisations et municipalités qui gèrent six parcs nature périurbains des régions de Montréal, de la Montérégie et de l’Estrie. Les parcs visés sont les parc-natures de la Pointe-aux-Prairies et du Bois-de-l’île-Bizard dans la région de Montréal, le parc Michel-Chartrand, le parc national du Mont-Saint-Bruno et le parc national des îles-de-Boucherville en Montérégie, et le parc national de la Yamaska en Estrie. Dans les prochaines années, ces parcs mettront en œuvre un ensemble de mesures coordonnées qui intégrera des mesures de gestion de la faune (contrôle de la population de Cerfs de Virginie), des mesures visant à réduire le risque de maladies transmises par les tiques (traitement des rongeurs contre les tiques, aménagement de la végétation pour réduire les habitats favorables aux tiques) et l’amélioration des connaissances, attitudes et pratiques des citoyens utilisateurs par le biais d’un projet de science. L’équipe de recherche évaluera les effets de ces mesures sur l’écosystème des parcs, sur le risque de maladies transmises par les tiques et investiguera le potentiel de la science citoyenne comme moyen de mobilisation et d’amélioration des comportements préventifs.
Les citoyens contribuent à différents volets du projet : ils participent à des réunions scientifiques, contribuent à la collecte et à l'identification des données (via cette plateforme) et assistent à trois ateliers consacrés à l'intégrité écologique, aux maladies transmises par les tiques et aux liens entre le climat et la santé.
Cette plateforme permet aux visiteurs du parc de participer à l'identification des espèces présentes sur les photos prises par nos caméras à différents endroits.
Pour plus de détails, visitez le site de PARCS en Santé :
[https://www.parcsensante.com/fr]