FAQ

Quel est l’intérêt de trier et d’identifier les photographies ?

Le travail d’identification des espèces et de tri des photographies est essentiel pour comprendre les relations entre la biodiversité et la présence de tiques dans les parcs. Le processus de tri servira à entraîner un système d’intelligence artificielle capable d’analyser les milliers d’images collectées dans le cadre de ce projet de recherche.

Les caméras qui capturent ces images sont installées à des emplacements spécifiques (appelés « sites ») au sein des parcs, où l’équipe de recherche effectue des prélèvements de tiques trois fois par an. En identifiant les espèces, ce travail permet de mieux comprendre le fonctionnement de l’écosystème, notamment les interactions entre les espèces animales et la présence de tiques. En effet, la littérature scientifique indique que l’abondance de la tique à pattes noires (Ixodes scapularis) est liée à celle de certaines espèces, comme le cerf de Virginie, qui est son hôte de prédilection pour la reproduction. Cependant, on en sait encore peu sur l’influence potentielle d’autres espèces sur l’abondance des tiques ou sur la prévalence de certaines maladies, telles que la maladie de Lyme. Ainsi, l’identification de toutes ces espèces aidera Jessica Hainault à déterminer s’il existe des liens entre l’abondance relative de certaines espèces animales, la présence de tiques (qu’elle collecte sur les sites photographiés) et la prévalence des maladies.

Quels sont les parcs concernés par cet échantillonnage ?

Les photos proviennent de quatre parcs du Québec : le parc Michel-Chartrand, le parc naturel de la Pointe-aux-Prairies, le parc naturel du Bois-de-l’Île-Bizard et le parc national du Mont-Saint-Bruno.