Patience, patience! A new season is coming in a few weeks (february 26), with lots of new features. We tell you more about it here.
Nouvelle saison, nouvelle enquête ! Aidez-nous à mieux comprendre vos motivations et l’impact de votre participation à Wild Mont-Blanc, surtout si vous débutez ! Répondez à notre pré-enquête et faites avancer la recherche !
Wild Mont-Blanc est un programme développé par le Centre de Recherches sur les Écosystèmes d’Altitude (CREA Mont-Blanc, ONG basée à Chamonix Mont-Blanc) et porté par la Communauté de Communes de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc.
Le CREA Mont-Blanc étudie l’impact des changements climatiques et des activités humaines sur l’évolution et le fonctionnement des écosystèmes d’altitude qui s’étendent de la limite supérieure de la forêt jusqu’aux milieux rocailleux. L’objectif est donc de comprendre comment les espèces alpines s’adaptent à ces changements de conditions dans leur environnement.
Wild Mont-Blanc s’inscrit dans cette démarche, complétant ainsi les suivis existants du CREA Mont-Blanc sur les évolutions du climat, de la végétation et des activités humaines. Les données recueillies par le programme Wild Mont-Blanc offrent un niveau et une qualité d’informations actuellement inaccessibles aux logiciels d’intelligence artificielle.
Le projet a été financé initialement par le Programme d’Investissements d’Avenir de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et par la Communauté de Communes de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc.
Nos pièges photographiques sont installés tous les 200 mètres le long d'un gradient d'altitude et permettent d'observer tous les principaux habitats du massif du Mont-Blanc (forêt, landes et prairies), sur des secteurs d'étude contrastés (avec ou sans pastoralisme, avec ou sans remontées mécaniques, etc).
Étudier la manière dont les animaux, mammifères et oiseaux, utilisent l’espace et comment cette utilisation évolue avec les changements de leur environnement est complexe, en particulier dans les zones montagneuses difficiles d’accès. Les pièges photographiques permettent de surveiller l’activité animale et sont des outils puissants pour relever ce défi selon un protocole reproductible.
Depuis 2018, le CREA Mont-Blanc déploie son réseau de caméras entre 1 300 et 2 700 mètres d’altitude sur les différents versants du massif du Mont-Blanc. Depuis 2024, ce suivi s’étend également aux massifs des Bauges et de Belledonne. Ainsi, ces réseaux de pièges photographiques permettent d’étudier les variations d’utilisation de l’espace par les animaux dans des contextes écologiques et anthropiques contrastés. Aujourd’hui, le réseau comprend une soixantaine de caméras dans le massif du Mont-Blanc, auxquelles s’ajoutent 11 et 23 caméras dans les Bauges et Belledonne, respectivement.
Ce réseau fournit des données essentielles pour comprendre quels habitats sont utilisés par chaque espèce étudiée, ainsi que les variations saisonnières ou annuelles en réponse aux changements climatiques et aux activités humaines. Les caméras permettent également de suivre la migration altitudinale, le rythme d’activité (diurne ou nocturne), le comportement alimentaire, les périodes de mue, et bien d’autres aspects du comportement animal.
Le massif du Mont Blanc se trouve au cœur des Alpes, au carrefour de la France, de l’Italie et de la Suisse. Ses paysages spectaculaires créent une grande diversité de conditions climatiques et d’écosystèmes sur plus de 4 500 mètres d’altitude. Depuis le début du XXᵉ siècle, les températures dans les Alpes ont augmenté deux fois plus vite que dans l’ensemble de l’hémisphère nord. Ces conditions, associées à la diversité des activités de loisirs en montagne, font du massif du Mont Blanc un véritable laboratoire à ciel ouvert pour l’étude des écosystèmes d’altitude et permettent d’examiner comment ces derniers répondent aux changements climatiques et aux activités humaines.
Les massifs des Bauges et de Belledonne se situent respectivement à cheval sur la Savoie et la Haute-Savoie pour les Bauges, et sur les départements de l’Isère et de la Savoie pour Belledonne. Ils présentent des paysages de moyenne montagne, avec des reliefs moins élevés que ceux du massif du Mont Blanc : la pointe de l’Arcalod et le Grand Pic de Belledonne culminent respectivement à 2 217 et 2 977 m.
Des suivis à long terme sont menés par l’OFB (Office Français de la Biodiversité) et le LECA (Laboratoire d’Écologie Alpine) depuis le début des années 1990 dans ces massifs, incluant notamment la capture et le marquage d’ongulés sauvages (chamois dans les Bauges et bouquetins en Belledonne) afin de mieux comprendre leur écologie (démographie, déplacements, etc.). L’intégration de ces massifs au réseau de suivi permet d’analyser les variations de l’utilisation de l’espace par les ongulés sauvages dans des contextes écologiques et anthropiques très contrastés, enrichissant ainsi la compréhension du fonctionnement des écosystèmes d’altitude au-delà du massif du Mont Blanc.
Images issues de pièges photographiques en Belledonne montrant les différents marquages observables chez le bouquetin :
A. Bouquetin portant un collier d’identification (ID MG) ;
B. Bouquetin portant des marques auriculaires (ID 407 – 400) ;
C. Bouquetin marqué par des marques auriculaires, mais illisibles ;
D. Bouquetin portant un collier GPS sans marque d’identification visible.
Des zooms présentant plus clairement les marquages sont indiqués par des encadrés blancs.
Images issues de pièges photographiques dans les Bauges montrant les différents marquages observables chez le chamois :
A. Chamois portant un collier d’identification (ID OA) ;
B. Chamois portant un collier d’identification illisible ;
C. Chamois portant à la fois un collier GPS et un collier d’identification.
Des zooms présentant plus clairement les marquages sont indiqués par des encadrés blancs.
Wild Mont-Blanc nous aide à répondre aux questions suivantes :
En montagne, comment les animaux se répartissent-ils dans les différents habitats, comment les utilisent-ils et comment varient leurs périodes d'activité ?
Pour les espèces dépendantes de l’enneigement pour se camoufler grâce à la mue de leur plumage ou pelage, comme le lagopède, l’hermine ou le lièvre variable :
Un chamois dans une lande de rhododendron
Aidez-nous à mieux comprendre l’impact des changements climatiques et des activités humaines sur les espèces alpines. Avec le projet Wild Mont-Blanc, vous observerez les espèces emblématiques des milieux alpins (chamois, bouquetin, marmotte, lièvre variable, cerf élaphe, chevreuil, lagopède alpin, tétras lyre) tout au long de l’année et dans toutes les conditions climatiques, et ceci jusqu’en haute montagne !
Gardez également l'œil ouvert pour nous indiquer les numéros d'identification des chamois et bouquetins marqués des Bauges et de Belledonne !